Alain Colle, un vétérinaire sapeur-pompier qui a du chien

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Alain Colle, un vétérinaire sapeur-pompier qui a du chien

Message par ActuSecours le Dim 8 Mai - 17:46


Alain Colle, devant son cabinet et l'entraînement d'une équipe cynotechnique des pompiers.

Alain Colle est un vétérinaire presque comme les autres. De son cabinet, voisin de la caserne de pompiers d'Hesdin, il est aussi sapeur-pompier vétérinaire depuis une dizaine d'années. En 2008, il est entré dans l'unité cynotechnique. Aujourd'hui, il forme les maîtres-chiens de tout le département. Rencontre avec un passionné de chiens, qui sait les apprivoiser pour le secours de l'Homme.

Il appelle ça la « génération Daktari », du nom de la série télévisée des années 70 qui raconte la vie d'un vétérinaire en Afrique. « À l'époque, j'avais une dizaine d'années. Tous les petits garçons voulaient être vétérinaire ou pompier. Moi, je fais les deux.

» Alain Colle est presque gêné de raconter qu'il a réalisé son « rêve d'enfant ». Et pourtant, voilà encore de quoi faire rêver les nouvelles générations.

Lorsqu'il est entré dans l'unité cynotechnique des sapeurs-pompiers, en 2008, il connaissait déjà la maison depuis quelques années, où il avait et continue d'oeuvrer en tant que sapeur-pompier vétérinaire. En cas d'accident impliquant un animal blessé, les pompiers le contactent en priorité. « Je ne peux pas toujours y aller, si je suis avec des patients, je ne peux quand même pas les laisser tomber. Ceci dit, c'est vrai que je suis joignable à tout moment. » Mais il n'avait jamais été maître-chien. « Je me suis engagé parce qu'on me l'a demandé. À l'époque, les équipes cynotechniques (une équipe = un maître et un chien, ndlr) ont bien failli disparaître. Mais il y a eu une volonté de remettre en place cette spécialité. » Aujourd'hui, il a formé dix équipes, dont deux à Hesdin, une à Fruges et une à Boulogne. Il les voit toutes régulièrement. « Pour qu'une équipe reste opérationnelle, il faut deux à trois entraînements par mois au minimum. » En tant que conseiller technique, il forme les maîtres et donne des directives pour le dressage des chiens. Avec le « plus » du vétérinaire : « J'apporte aussi des connaissances sur les soins qu'on peut dispenser au chien, des notions de secourisme canin, de physiologie canine et de psychologie canine. » Sans oublier le suivi sanitaire des chiens : « Je leur fais leurs vaccins, je donne des conseils pour l'alimentation et l'entretien du chien... »

Rien à voir avec les chiens gendarmes

Pendant les entraînements comme les interventions, c'est aussi lui qui prodigue des soins aux chiens en cas de blessure. « Chez les pompiers, nous formons des chiens de quête, ce qui est très différent des chiens de piste qu'ont les gendarmes. On fait de la recherche de personnes disparues ou ensevelies. Souvent, les chiens se blessent dans les éboulements. » Différents des chiens de gendarmes, ils peuvent parfois être des renforts précieux. « Fin 2009, nous avons été appelés par les gendarmes qui recherchaient une personne disparue dans la forêt d'Hesdin. Les chiens de piste sentent un effet personnel et remontent la piste. C'est très efficace à condition de le mettre en oeuvre très rapidement. Les chiens de quête n'ont pas d'odeur de référence. On délimite un secteur et dès qu'ils sentent une odeur humaine, ils s'arrêtent et aboient. » Une technique qui s'apparente à celle du chien de chasse. Alain Colle, chasseur à ses heures, en a trois. Lui qui a grandi à Raye-sur-Authie a conservé une âme campagnarde et toujours eu cet amour des chiens : « Ils sont passionnants. Ils ont des aptitudes très différentes des nôtres. J'en ai toujours eu. Enfant, ils étaient mes compagnons de jeu. » Une amitié qui dure.

Source : La Voix du Nord.
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